Actualités › Dossier éolien
Pas d’éoliennes industrielles dans le Parc naturel régional du Marais poitevin. Chaque signature compte, et elle compte maintenant : aucune demande d’autorisation n’est encore déposée.
Pétition adressée à Monsieur le Préfet de la Charente-Maritime.
Copies : aux maires de Cram-Chaban, Courçon, La Laigne, La Grève-sur-Mignon et
Saint-Hilaire-la-Palud, au Président du Parc naturel régional du Marais poitevin, au Président de
la communauté de communes Aunis Atlantique et à la société Volkswind.
Nous, habitants, propriétaires, visiteurs et amis du Marais poitevin, demandons l’abandon des projets d’implantation d’aérogénérateurs sur les communes de Courçon et Cram-Chaban, et nous demandons aux autorités de refuser toute autorisation en ce sens.
Parce que ce territoire produit déjà plus d’énergie renouvelable qu’on ne lui en demande. Selon les données présentées par le porteur de projet lui-même, 64,8 % de la consommation électrique de la communauté de communes est déjà couverte par des renouvelables, contre environ un tiers à l’échelle nationale. Avec le seul parc des Chagnasses, autorisé en 2022 sur Cram-Chaban et contesté devant le Conseil d’État, ce territoire produirait 104 % de ce qu’il consomme.
Parce que la France n’a pas besoin de ces machines. L’objectif national d’éolien terrestre est de 31 GW en 2030 ; environ 24 GW sont installés et 13,6 GW attendent déjà d’être raccordés, soit près du double de ce qui manque. Au premier semestre 2026, le prix de l’électricité a été négatif pendant 407 heures et la production française était décarbonée à 95,2 %. Depuis avril 2026, l’État demande aux préfets de privilégier le renouvellement des parcs existants plutôt que les sites nouveaux.
Parce que ce lieu est protégé. Les zones d’étude retenues sont situées à l’intérieur du Parc naturel régional du Marais poitevin, dans un secteur que son schéma éolien classe en zone de vigilance — alors que le Parc comporte des secteurs qui ne le sont pas. Elles jouxtent le Logis de Beaulieu et le Château de Sazay, monuments historiques, un Grand Site de France, des zones humides classées Ramsar et des périmètres Natura 2000, sur la principale voie de migration de la façade atlantique.
Parce que ce territoire a déjà beaucoup donné. Le 16 juin 2023, il a été l’épicentre d’un séisme dont le foyer se situait à moins de cinq kilomètres de profondeur. Plus de 200 logements ont été déclarés inhabitables ; des familles ont vécu en habitat provisoire pendant plus de deux ans. Une faille sismique active, jusqu’alors non répertoriée, y a été identifiée.
Parce que le partage annoncé n’en est pas un. Sur l’impôt éolien, 20 % reviennent à la commune d’implantation, 30 % au département et 50 % à l’intercommunalité. Les communes voisines ne perçoivent rien. Les riverains non plus — et ils supportent la vue, le bruit, le balisage nocturne et la dépréciation de leur bien.
Nous ne contestons ni la nécessité de décarboner l’électricité, ni la place des énergies renouvelables. Nous demandons que l’on cesse de faire porter à un territoire déjà éprouvé, et déjà largement contributeur, un effort dont il ne retirera rien.
Protection des données. Responsable du traitement : association Marais Durable. Finalité : recueil et remise de la pétition. Base légale : votre consentement. Destinataires : les seuls membres du bureau de l’association ; les nom et prénom des signataires figureront sur la pétition remise aux autorités, les adresses électroniques ne seront jamais communiquées ni publiées. Conservation : jusqu’à un an après la clôture du dossier. Vous pouvez retirer votre signature à tout moment en écrivant à contact@maraisdurable.com.
Une large part des habitants n’a jamais entendu parler de ces projets. Le nombre de signatures est ce qui donnera du poids à la démarche du conseil municipal comme à la nôtre.